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ARCHISCOPIE

Revue de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, novembre 2013

 

Le flashback d’Olivier Marty sur sa résidence en Corée du Sud transcrit une fiévreuse mise au point des règles d’une improvisation paysagère aiguillonnée par la brièveté du séjour et l’envie de prendre les paysages à bras le corps, engagement qu’il abordait déjà dans « Comme une danse ». Fragments ou œuvre unique ? Ses interrogations sont celles de l’écrivain et évoquent la lutte contre l’autocensure et le dévoiement d’un projet par la rationalisation. Le rendu du réel fait place à la capacité du dessin à poser les bonnes questions au paysage, ce qu’Yves Bonnefoy dans ses célèbres « Remarques sur le dessin » appelait « Dessiner pour faire apparaître », ou à informer un état des lieux que l’historienne des paysages Odile Jacquemin nomme joliment « état des liens ».

 

Anne Demerlé-Got

A propos de l’article « Trouver le (bon) geste », Les carnets du paysage n°24, Du dessin, ENSP-Actes Sud, 2013